Présentation
STAND D32 et D32S

AFIKARIS a le plaisir de présenter une exposition monographique consacrée à l’artiste marocain Mouhcine Rahaoui (né en 1990). Son travail compose une esthétique du mineur et en façonne la légende. Des paysages surgissent de la matière comme autant de dissections des entrailles de la terre, excavant des horizons à la fois mystérieux et inquiétants. 

 

L’abstraction de Mouhcine Rahaoui traduit le sentiment de la ville de Jerada, hantée par la mine et par celles et ceux qui y ont travaillé — et y travaillent encore — malgré la fin légale de son exploitation dans les années 2000. L’artiste développe son vocabulaire visuel à partir du champ lexical du mineur, liant intimement le travailleur à son environnement et croisant de manière indissociable leurs destinées, à l’image de la cire qui se mêle au charbon. Le mineur se réincarne alors dans l’objet, rattrapé par la réalité de sa condition.

 

Sur le second stand, les œuvres de Saïdou Dicko (né en 1979, Burkina Faso), Nasreddine Bennacer (né en 1967, Algérie), Ozioma Onuzulike (né en 1972, Nigeria) et Hervé Yamguen (né en 1971, Cameroun) sont réunies autour d’une conversation sensible entre ombre, ornement et nature. Chaque œuvre y tisse une narration poétique et sensorielle.

 

Depuis l’enfance, l’ombre est au cœur du travail de Saïdou Dicko. Enfant berger, il dessinait les contours de son environnement (arbres, animaux, paysages) à partir de leurs ombres. Plus tard, il choisit de représenter des figures humaines sous forme de silhouettes noires, anonymes et universelles. Autour de ces formes, il intègre des ornements inspirés des tissus traditionnels, souvent composés de motifs floraux et végétaux.

 

Si, chez Dicko, l’ombre devient figure de l’universalité et de l’ancrage, elle se transforme, chez Nasreddine Bennacer, en un voile fragile. S’inspirant de vestiges mésopotamiens découverts dans les vallées du Tigre et de l’Euphrate, Bennacer invente sa propre version des jardins suspendus de Babylone ; chefs-d’œuvre mythiques de l’Antiquité dont l’existence archéologique demeure incertaine. Cette incertitude, loin d’être un manque, devient moteur de l’œuvre. Par le jeu du clair-obscur, l’artiste esquisse des éléments architecturaux incomplets, fragiles, presque abandonnés, progressivement envahis par le végétal, comme si l’œuvre humaine s’effaçait déjà devant la puissance du temps et de la nature.

 

De ces formes fugaces, presque tactiles, émerge la matière des œuvres dOzioma Onuzulike. L’argile, élément terrestre, prend le relais du papier et devient à son tour support d’une mémoire collective, façonnée par les gestes et les traditions. Chez Onuzulike, la terre - et plus précisément l’argile - devient langage. Modelée en milliers de fragments, elle compose des sculptures évoquant des vêtements traditionnels, entre forme et ornement. Ces œuvres dialoguent avec la lumière, scintillent, projettent des ombres mouvantes et racontent, sans discours, l’histoire des gestes artisanaux, des savoir-faire transmis et de ce qui demeure inscrit dans la matière.

 

Enfin, Hervé Yamguen fait glisser la matière vers le monde du vivant et de la métamorphose. Ses sculptures en bronze révèlent des formes hybrides, à la croisée de l’humain, de l’animal et du végétal. Elles incarnent une vision du vivant où les frontières s’effacent. Inspirées par une pensée poétique et animiste, ses œuvres évoquent les transformations, les liens invisibles entre les êtres et les choses. Dans l’espace du stand, elles apparaissent comme des esprits d’une forêt imaginaire, autour desquels se tissent des récits d’ombre, de mémoire et de mutation.

 

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Galerie AFIKARIS
Stand D32 et D32S
Palexpo, Genève, Suisse
 
DATES ET HORAIRES
 
VIP PREVIEW
14H – 21H  |  mardi 28 janvier

HORAIRES D'OUVERTURE AU GRAND PUBLIC
12H – 19H  |  jeudi 29 janvier
12H – 20H  |  vendredi 30 janvier
12H – 20H  |  samedi 1er février 
 
ARTISTES EXPOSÉS
Nasreddine Bennacer
Saïdou Dicko
Ozioma Onuzulike
Mouhcine Rahaoui
Hervé Yamguen
Œuvres